Et oui. Pour Julien et moi-même, il s’agit de notre première fois. Mais sans le cumshot. Fin octobre, direction Ouessant du 27 au 31. Oh oh ! On décolle à 4h de L.A. pour arriver à 7h passées à Brest. Midi, ça y est. Notre première coche : l’île d’Ouessant, qui se résume pour l’instant à la“foire aux vélos”. On mange vite fait à l’auberge de jeunesse avant de faire notre première prospection ouessantine. Ça commence doucement avec des espèces bien classiques.
Y’a une Marouette ? Ponctuée ? Au marais du Créac’h ? Ah ! Bon on y va. Un quart d’heure d’attente et elle se montre. Furtivement mais suffisamment.
On continue. Nos recherches sont complètement décousues. On ne connaît rien de l’île alors, ne sachant où aller, on se contente de suivre quelques ornithos. Les jours suivants nous organiserons nos propres sorties.

En fin de journée, on apprend qu’il y a un Etourneau roselin sur le clocher de l’église. Il s’agit d’un juvénile. Pas bien beau. Arrive un gars :
« -Il est toujours là-bas. Y’a encore 2-3 mecs devant ».
Devant quoi ?
« -Ben le Pouillot de Pallas ! ».
Le gars aurait vu un merle qu’il l’aurait annoncé de manière aussi détachée.
Aaaaaahhhhhhh !!!!!!.....30 secondes plus tard, on y est (y’a que 200m. et pas des Mérots). L’oiseau est plutôt cool et coopératif. Pas très farouche. Un brin de lumière en plus n’aurait pas été mal, mais on peut pas vraiment se plaindre.
Place à l’apéro.

Deuxième jour. Matinée tranquille. En début d’après-midi je décide de faire une toute petite sieste. Mais alors vraiment toute petite. Trop longue quand même. Julien (toujours au taquet) m’appelle pour me dire qu’il y a un Bruant des neiges au phare du Créac’h. J’ai beau rallier le phare depuis l’auberge comme Loeb version deux roues, c’est trop tard. Tant pis pour moi. La suite sera plus fructueuse puisque nous cocherons notre premier Pouillot à grands sourcils. Il y en aura plusieurs de recensés cet automne sur Ouessant, et la Bretagne plus généralement.

Quelques tours dans l'enfer des stangs pour finir la journée. Je n'ai malheureusement pas la photo de Julien donnant à boire à ses bottes.



Les jours suivants seront plutôt pauvres. Si ce n’est l’annonce d’un Gobemouche nain mais qui ne sera jamais revu par la vingtaine d’ornithos présents sur les lieux. Dommage.


Vu que rien est annoncé, nous flânons par-çi par-là.

Ça y est. Notre séjour s’achève ce vendredi. Nous décidons de faire un dernier tour au phare du Créac’h pour une petite séance de seawatching. Ah ah ! Quelle est bonne c’t’idée. Un Bruant des neiges se pointe. Je dirais à nos pieds que ça ne serait même pas exagéré. D’ailleurs un gars a bien failli l’écraser en déboulant avec son vélo !!! Je coche cette poule 2 heures avant de grimper sur le ferry. Morale : faîtes la sieste. Plus que quelques minutes sur l’île, le temps d’observer 2-3 espèces comme le Martin-pêcheur, la Bergeronnette des ruisseaux, la Mésange à longue-queue ou encore la Fauvette à tête noire.

C’est à Lampaul que nous embarquerons à cause des mauvaises conditions météorologiques. Là-bas, il y a une cabane que les autochtones appellent “gare maritime”. 6m². Whouaah !
Dernier cadeau de Ouessant : Randy.
Rendez-vous peut-être l’année prochaine.
Y.